Saison 2020/21

Les Carmes, Salle de Spectacles * Expositions * Cultures *
La Rochefoucauld-en-Angoumois (16)

par Fred Le Chevalier

Partez à la rencontre des personnages noir et blanc empreints de poésie et de liberté de l’artiste Fred Le Chevalier sur les communes de Montbron, Bunzac et La Rochefoucauld-en-Angoumois.

Partez à la rencontre des personnages noir et blanc empreints de poésie et de liberté de l’artiste Fred Le Chevalier sur les communes de Montbron, Bunzac et La Rochefoucauld-en-Angoumois.

À découvrir à partir du 3 juillet.
Le p’tit plus : carte des collages disponible à l’Office de tourisme ou sur notre site internet.
>> ‘Mettez-vous en scène avec les personnages de Fred Le Chevalier et envoyez-nous votre plus belle photo à contact@lescarmes.org – Des places de spectacle à gagner !’.

Retrouvez des sérigraphies originales et des goodies de Fred Le Chevalier à la Boutique éphémère.

"Le temps de parsemer sa poudre de perlimpinpin, de fleurir les murs de Paris de ses images, les collages de Fred Le Chevalier ont mué en icônes du Neo Street Art.
Aériens, ils courent, Ils volent, ils dansent… certains, plus posés nous regardent droit dans les yeux. Des passages les plus discrets à l’exubérante toile via Face book, blogspot ou Instagram, ses dessins-collages connaissent une notoriété fulgurante aussi bien auprès des promeneurs que de la communauté de l’art urbain. Les Parisiens n’échappent plus à ces images qui chatouillent la rétine.
Tout est question de langage et par un graphisme élégant et épuré, Fred Le Chevalier a su instinctivement trouver son écriture. Ses interventions urbaines sont identifiables entre toutes.
Alter ego de papier : des cyclopes et des personnages tout droit sortis de la mythologie grecque, des enfants ou lutins masqués, couverts de bandages, d’autres à cornes … Fred Le Chevalier colporte au gré des ballades ces personnages qui peuplent son intime intérieur. Mi-enfants, mi-adultes, mi-hommes mi-femmes, ils nous charment dès qu’ils croisent notre regard. On les retrouve au hasard d’un passage, allures différentes mais déjà familiers, gracieux et bienveillants. Etranges et attachants. Une galerie de portraits en deux dimensions qui tangue entre quotidien prosaïque et essences chimériques. La bouche fermée, délicatement soulignée de rouge couleur baiser d’où nul mot n’échappe. Mais que se racontent-ils, quand ils courent en bande. Et après quoi courent ils ces jolis personnages ?
Fred le Chevalier touche par un sens du fabuleux qui le rapproche de Darger, peignant l’enfant dans un comportement adulte. Ou, s’agirait-il ici d’adultes aux attitudes d’enfants ? Le pouvoir du trouble rend ces œuvres captivantes. Notre regard est interrogé. Certains s’y attachent. D’autres se reconnaissent. Un jeu de miroir suggéré, comme le décrirait un certain Lacan. Mais ne soyons pas pompeux. L’imagerie de Fred le Chevalier est loin du ronflant et du pédant. Elle est cordiale. [...]
Fred Le Chevalier serait-il un peu fou ? Oui, comme vous et moi. Monomaniaque ? Oui, comme vous et moi.
Ne grandissez pas trop vite, beau Chevalier des temps modernes.

Eko Sato – Juillet 2012"